Les portraits de Seydou Keïta au Grand Palais

Le week end dernier, j’ai profite de mon retour en France pour aller à l’exposition consacrée à Seydou Keïta au Grand Palais.  Je ne connaissais absolument Seydou Keïta avant de voir des photos de l’exposition sur le compte Instagram de la chanteuse Inna Modja. Seydou Keïta était un photographe portraitiste très réputé au Mali. L’exposition regroupe plusieurs portraits realisés entre 1948-1950 et d’autres dans les années 90. C’est une occasion rare de voir le Mali à travers le regard d’un africain au début des années 50. De plus les photos ont été quelques temps après le fin de la colonisation. C’est donc l’image d’un Mali libre qui est représenté.

Keïta est un passionné de photographie. Il fut photographe officiel du Mali jusqu’en 1977. Il a commencé sa carrière avec un argentique que lui donne son oncle au début des années 30. Keïta a un style à lui qui lui permet d’avoir rapidement une belle renommée. Il ouvre son propre studio où la jeunesse et bourgeoisie malienne se ruent pour être immortaliser. Plus qu’ un photographe, Keïta est un scénographe et un décorateur…Toutes les photos ont été réalisées à la lumière du jour. L’arrière plan, la pose, les gestes… tous les éléments sont étudiés avec précision par Keïta. Les photos sont en noir et blanc. La plupart des photo ont un tissus en wax en arrière-plan mais choisis en fonction des tenus des modèles. Il a joué avec le contraste des motifs. Keïta est décédé en 2001.

Lors de votre visite, je vous conseille de vous arrêtez une quinzaine de minutes pour voir le reportage qui lui a été consacré et qui est visible au milieu du parcours.

L’exposition est au Grand Palais jusqu’11 juillet 2016.

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capture_decran_2016-04-04_a_11.15.26 mail-11._sans_titre_1952-56 Sans titre, 1956

Last week end, I went to see an exhibition about the malian photograph Seydou Keïta. He was well known for his portraits of malian. Keïta career started in the middle of the 30s. He was the official Mali photographer until 1977. All the portraits exposed are in black and white. There were taken in day light with a Kodak brownie flash camera. All details were rigorously thought by the photographer. The exhibition ends on July, 11th 2016. 

[Exposition] West Africa: Word, Symbol, Song au British Library

La British Library de Londres n’est pas seulement une bibliothèque c’est aussi une salle d’expositions. Il y a cette année énormement d’évènements autour de la culture africaine. Je suis allée à une première expo sur les écrivains issues de la diaspora africaine:  »Africa Writes ». La semaine dernière, j’ai suivi une visite guidée. Avant, je n’étais pas trop visites guidées préférant garder une certaine indépendance dans ma manière de voir l’exposition et de découvrir les pièces exposées jusqu’à peu. Mais, j’ai changé d’avis après une première visite guidée au Mexique il y a tellement de details et d’information qui peuvent nous échapper quand on est néophite. De plus, j’ai l’impression de retenir plus d’information suite à ma visite. Je suis une convertie surtout lorsqu’il s’agit d’une exposition temporaire.

The British Library is not only a library is also an exhibition hall. There hugely this year events around African culture. I went to a first exhibition on writers from the African diaspora.  » Africa Writes « Last week, I took a guided tour before, I was not too guided tours preferring to keep some independence. my way of seeing the exhibition and discover the exhibits until recently. But I changed my mind after a first tour in Mexico there are so many details and information that may escape us when we is neophyte. in addition, I feel retain more information from my visit. I am a converted especially in the case of a temporary exhibition.

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[Kif Expo] The Jamaican hidden histories

Il y a quelques semaines, j’ai visité une exposition sur la Jamaïque appelée « Jamaica Hidden Stories » (Les histoires cachées de la Jamaïque). Elle vise à mettre la lumière sur l’histoire et le patrimoine. La culture jamaïcaine est sans doute la culture caribéenne la plus connue au monde mais comme beaucoup de monde je pense, je connais relativement peu de chose sur son histoire. C’est ce qui m’a motivé à y aller.

There are a few weeks, I visited an exhibition called Jamaica Hidden Histories. It aims to shed light on the history and heritage. Jamaican culture is probably the most famous Caribbean culture to the world, but like many people I think I know relatively little about its history. This is what motivated me to go.
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[Kif Expo] Great Black Music

Mardi 6 Mai, France Ô a organisé une visité privée de l’exposition « Great Black Music » et j’ai la chance de pouvoir y participer et d’ amener une amie avec moi. Au programme: visite de l’exposition avec présentation par une guide, petit cocktail dînatoire et concert par un orchestre reprenant les classiques de la musique noire américaine.

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Bref, j’ai kiffé: yoga, empenadas, the butler and burger

Bref, j’ai kiffé…

Apprendre la posture du chien et du guerrier au Grand Palais lors de la « Löle white tour ».

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Le yoga est un sport relaxant. J’en suis ressortie aussi détendue qu’après un bon massage. Mais c’est aussi un sport physique. Il y a des positions que je n’ai pas pues faire. Löle propose des séances gratuites de yoga un peu partout en France. Je vous laisse découvrir le programme en cliquant ici.
Merci MissNatïaa pour les photos ♥

Manger des empenadas au Classico Argentino.

Merci MissNatïaa pour la découverte ♥

D’ailleurs, j’ai pris un menu Découverte Carne. Il comprend 4 empenadas (saucisse de boeuf, jambon-fromage, poulet, viande) avec un salade en accompagnement  et un dessert au choix.

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En dessert, j’ai pris une Copa Clasico (Glace au sabayon, glace au dulce de leche, dulce de leche, sauche chocolat, amandes caramélisées)

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C’était trop bon !…Copieux mais excellent.

M’émerveiller devant l’hôtel de ville de Paris.

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Vous avez profité de ces quelques jours de redoux ?

Sourir devant les illustrations de l’exposition Les Parisiens.

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Manger un  big burger au Schwartz du Marais.

Let me introduce to you le Yankee Burger !

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Yankee burger = un steak monstrueux + bacon de dinde + confit d’oignons + cheddar + champignons. Le bacon de dinde c’était une première un délice qui est beaucoup moins gras que le bacon de porc. Tous les burgers sont accompagnés de coleslaw et de frites ou d’une salade.

C’était super copieux donc pas de place pour le dessert cette fois-ci…Mais je reviendrai pour le brunch un de ces quatre. 🙂

Pleurer dans mes pop corn comme le président Obama à ce qui parait… en regardant Le Majordome.

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En général, je vais à reculons vers les films qui traitent des droits civiques aux Etats-Unis. Le thème est trop dur. Mais à force d’entendre des éloges sur ce film, j’ai décidé d’aller le voir. J’ai pleuré certes mais j’ai aussi beaucoup ri… Bref, ce film est génial.

La nuit européenne des musées 2012

En partant pour la nuit européenne des musées, je mettais fait un super planning: Visite de l’aquarium à la Cité de l’immigration, puis passage à la cinémathèque de l’expo sur Tim Burton, ensuite direction le Palais Tokyo pour me promener dans la nouvelle galerie et enfin un passage au Grand Palais pour voir Monumenta…

Et là au moment où tu as lu « Palais de Tokyo », tu as probablement pouffé de rire en te disant : « Mais elle rêve là ! » oui à chaque évènement de ce type (journée du patrimoine, nuit blanche,etc.), je me sens pousser des ailes. Je m’imagine arpentant les musées d’un pas rapide mais avec l’esprit alerte et vif…Evidemment ça ne se passe pas comme ça, j’oublie un élément important: je ne suis pas la seule à aimer la culture gratuite -_-‘. Bref, au final j’ai eu le temps de visiter le musée, et faire la queue pour voir l’expo sur Tim Burton. J’ai bien dit « faire la queue ». Arriver à 10 mètres de  l’entrée, j’ai laché l’affaire pour aller prendre mon RER, histoire de ne pas rester coincée sur Paris…dur dur la vie de Francilienne !

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[Expo] – L’invention du sauvage

 Le barbare, c’est d’abord celui qui croit à la barbarie.  Claude Lévi-Strauss, Race et Histoire

Dimanche 6 mai, je suis allée au Musée du Quai Branly voir l’expositon L’invention du sauvage avec LaManouchka.

Ça faisait un bail que j’hésitais à y aller, je me demandais si j’allais supporter de voir des hommes et des femmes qui me ressemblent exposés comme des bêtes de foire.  Le même dilemme est apparu lorsque le film La Venus noire est sortie…Au final, je ne suis jamais allée le voir -_-‘.

Et puis, en me baladant sur UpgradeMeNetwork (Réseau social créé par LM), j’ai vu que LM avait créé un évènement autour de l’exposition. Je me suis décidée à y aller.

Lillian Thuram est à l’origine de l’exposition qui a été récompensée d’un Globe de cristal art et culture. Elle met en avant la construction des préjugés sur les hommes et les femmes non-originaires de l’occident.

Quatre époques sont définies:

La découverte de l’autre (du 15e au 18e siècle)

Des ambassadeurs venus de contrées lointaines viennent en Europe et suscitent la curiosité et l’amusement.

Monstres & Exotiques (première moitié du 19e)

C’est le début des spectacles mettant en scène des Hommes d’ethnies différentes ou ayant des particularités physiques comme une forte pilosité: par exemple, la Venus noire ou la femme à barbe. L’infériorité des races non blanches est prouvée « scientifiquement » et cautionne la colonisation. Ces sous-humaines ont besoin être « éduqués » par les occidentaux. « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures…  » Discours de Jules Ferry, 1885

Le spectacle de la différence (deuxième moitié du 19e)

Les spectacles continuent mais les protagonistes sont dorénavant payés et jouent un rôle. Ils font en sorte de correspondre aux fantasmes des occidentaux. Le secteur se professionnalise et on voit se développer des spectacles d’acrobaties, de danse, etc.

La mise en scène (début 20e)

Des zoos humains et des reconstitutions grandeurs natures de « l’environnement du sauvage » se développent dans tout l’occident: en Europe, aux Etats-Unis, en Australie. Chaque exposition universelle comprend une partie dédiée à ces races inférieures sous un angle « scientifique ». Mais progressivement, les européens et les américains se désintéressent de ces spectacles et trouvent de nouveaux loisirs comme le cinéma. En parallèle, ces sauvages montrent qu’ils ont du talent, qu’ils sont loin d’être aussi bêtes que l’on veut le faire croire. C’est à cette époque que l’on découvre Joséphine Baker. Malheureusement, l’image du Sauvage reste dans les mémoires. Jusqu’à aujourd’hui, elle teinte la perception occidentale de l’étranger.

L’invention du sauvage est une exposition dont on ne ressort pas sans une réflexion sur notre perception de l’Autre. Quand je pense à la condition du sauvage, au fait qu’il a servi de divertissement, je ne peux pas m’empêcher de faire une rapprochement avec la TV réalité d’aujourd’hui. Ces émissions me font penser à des freak shows. Les chtis de W9 ou les Anges de la TV réalité de NRJ12 ou bien les protagonistes d’Incroyable mais vrai...Ils représentent des idiots du village dont on adore se moquer… -_-‘

En tout cas, j’ai passé une après-midi enrichissante avec LM et Sweety !

Infos:

L’invention du sauvage est ouverte au public jusqu’au 3 Juin (accès gratuit ce jour là sinon c’est 7 €/10 €)
Ouverture du mardi au dimanche de 11h à 19h. Nocturnes les Jeudis, Vendredis et les Samedis avec une fermeture à 21h

[Expo] « J’ai deux amours » par la Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Hello readerz,

Jeudi dernier, je suis allée à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Ce « complexe » culturel regroupe un musée, une salle de spectacle, un cinéma, une médiathèque, un auditorium, un aquarium. La cité propose une approche historique, anthropologique et artistique de l’immigration et de ses implications pour la société française. J’ai visité l’exposition permanente (L’espace Repère) et une exposition provisoire ( J’ai deux amours).

Repère

L’espace Repère nous raconte l’histoire de l’immigration en France à travers des témoignages, des photos, des installations artistiques.La France est devenu un pays d’immigration au XIXème siècle. Les premiers immigrés étaient des  réfugiés politiques venus de Pologne, d’Italie, d’Espagne et d’Allemagne. Pendant la période des 30 glorieuses, l’immigration devient majoritairement économique. Elle est désirée par les autorités françaises. Des travailleurs italiens, maghrébieins, africains, portugais, espagnols viennent répondre à une demande forte de main d’oeuvre. Suite au crise du pétrole des années 70, il y a une nette diminution des flux migratoires. Le chômage structurel et la mutation du marché du travail empêchent l’immigration de masse. Cependant, il y a des secteurs où les entreprises continuent d’employer des travailleurs étrangers (BTP, hôtellerie).

L’immigration est un thème extrêmement politisé et souvent utilisé à mauvais escient. Il est intéressant d’avoir une mise à jour sur le thème et de connaitre les faits réels et les chiffres réels. La France a toujours été un pays d’immigration et beaucoup l’oubli…

J’ai deux amours ( Programmée jusqu’au 24 juin 2012)

A travers leurs films documentaires, leurs photos, leurs sculptures, leurs installations, des artistes contemporains nous livrent leur perception de l’immigration. L’exposition est divisée en thèmes:

  1. Départ, Voyages, Circulations
  2. Entre rêve et nécessité
  3. Frontières: passages et contrôles.
  4. Vivre ensemble. Une vision des relations inter-communautaires.
  5. Réinventer son univers où comment faire face au déracinement, comment adopter une double culture

J’ai particulièrement aimé la barque de Barthélémy Toguo, les posters de Karim Kal, les trampolines de Shen Yuan, la machine à rêve de Kader Attia et le tapis de Mona Hatoum. J’ai beaucoup apprécié la poésie des oeuvres qui constituent l’expo. Les photos de Mohamed Bourouissa reprennent la scénographie de peintures connues dans un contexte urbain. Par exemple, sa photo « La république » faire référence à la peinture de Delacroix « La liberté ». Bref, si vous voulez en savoir plus, je vous invite à vous y rendre !

Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Palais de la porte Dorée
293, avenue Daumesnil
75012 Paris
Tarifs : Plein tarif 5€ / Tarif réduit: 3,5 €
Gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous les 1er Dimanche de chaque mois

[Expo] Doisneau – Paris Les Halles

Et autour, une curieuse humanité dans la lumière de la fête foraine, des rupins et des clochards, des chauffeurs routiers et des tireurs de diables, des bouchers et des clientes Dior, maraîchers et des poivrots. Tout le monde se disait « tu » et surtout flotait une grosse gaîté et une bonne volonté.

Hello readerz,

Vendredi dernier, je suis allée à l’exposition mettant à l’honneur le travail de Doisneau sur le thème des Halles. Robert Doisneau a fait une série de clichés sur ce grand marché déplacé en 69  à Rungis. Et oui châtelet les halles n’a pas toujours été ce grand centre commercial que les franciliens connaissent bien. La construction des Halles datent de 1543 ! Puis entre 1852 et 1870, Victor Baltard dessine 10 pavillons qui feront des halles LE marché de Paris. ( les pavillons Baltard n’ont pas été conçus pour l’émission La Nouvelle Star). Le transfert de marché à Rungis a été décidé en 1960. Le construction du RER démarre en 1971 et implique la démolition de six pavillons.  Le forum des Halles, actuellement en travaux,  a été batit en 1976.

Collage Doisneau

Grâce à cette exposition, j’ai compris qui étaient les glaneurs, les tasseurs et les forts. Bref, c »était très intéressant: le paysage n’a de cesse d’évoluer dans les quartiers des halles. Ce qui reste immuable, c’est que toutes les classes sociales s’y côtoient pour le meilleur et pour le pire.

Je vous conseille d’y faire un tour. Perso, je ne dit jamais non à de la culture gratuite ! 😉 J’y suis allée en semaine, vers 11h et j’ai fait presque une heure de queue. Il faut donc s’armer de patience…

Exposition Doisneau – Paris Les Halles à l’Hôtel de Ville de Paris.
Entrée libre du Lundi au Samedi sauf les jours fériés ,de 10h à 19h.
Date de fin le 28 avril 2012