J’ai lu – « invisible women: Exposing DATA BIAS in a world Designed for men » de caroline criado perez

Hello, comment vas-tu? Aujourd’hui, en cette journée de des droits de la femme je te parle d’un livre qui a changé ma vision du monde! « Invisible women: Exposing data bias in a world designed for men » Il m’a été suggéré par Kindle. Caroline Criado Perez décrit comment un manque de connaissance et d’appréciation des besoins des femmes leur porte préjudice financièrement, psychologiquement et physiquement. Elle explique lors d’un interview pour le Guardian qu’ « écrire le livre lui a été infernal. Sa force mental a été testé, parce que c’était un livre trés émouvant à écrire en raison de l’impact que cela avait sur la vie des femmes. Elle a ressenti beaucoup de colère en découvrant toujours plus de lacune dans les données. Mais c’était aussi très difficile car c’était un livre sur le monde entier et lui fallait trouver un moyen de le synthétiser en quelque chose de gérable pour les lecteur-rices. » (source ici) Le coeur du problème selon l’autrice est l’absence de données statistiques pour comprendre les problématiques auxquelles les femmes doivent faire face. L’approche est journalistique. Dans cette article, je résume certains chapitres pour te donner une idée du style d’écriture.

Description

« De la politique gouvernementale et de la recherche médicale à la technologie, aux lieux de travail et aux médias. Invisible Women révèle comment, dans un monde construit pour et par les hommes, nous ignorons systématiquement la moitié de la population, souvent avec des conséquences désastreuses. Caroline Criado Perez rassemble pour la première fois une gamme impressionnante d’études de cas, d’histoires et de nouvelles recherches du monde entier qui illustrent les façons cachées dont les femmes sont oubliées et l’impact profond que cela a sur nous tous. La militante et écrivaine primée Caroline Criado Perez rassemble pour la première fois un éventail impressionnant d’études de cas, d’histoires et de nouvelles recherches du monde entier qui illustrent les façons cachées dont les femmes sont exclues des éléments constitutifs mêmes du monde dans lequel nous vivons. et l’impact que cela a sur leur santé et leur bien-être. De la politique gouvernementale et de la recherche médicale à la technologie, aux lieux de travail, à l’urbanisme et aux médias – Invisible Women révèle les données biaisées qui excluent les femmes. En plaidant pour le changement, ce livre puissant et provocateur vous fera voir le monde à nouveau. »

Chapitre 1: Est-ce que les politiques de déneigement sont sexistes?

En France, 2/3 des usagers des transports en commun sont des femmes, à Philadelphie et Chicago aux États-Unis, les chiffres sont respectivement de 64% et 62%. Pendant ce temps, les hommes auront tendance à prendre la voiture. En général, s’il y a qu’une voiture dans le foyer, ils en sont les propriétaires. Les femmes font 75% du travail domestique non rémunéré et cela influe sur leurs trajets quotidiens. En général, une femme va aller chercher/ déposer les enfants à la crèche où à l’école, ou accompagner un membre de la famille agé au docteur, faire des courses d’appoint en revenant du travail… Ça s’appelle le « Trip Chaining », une forme de voyage où se succèdent des petits trajets d’un point à un autre. Une étude menée sur les accidents de piétons dans la ville de d’Umeå montre que 79% des accidents arrivent en hiver, et 69% des victimes sont des femmes. 2/3 des accidentés ont glissé sur de la glace ou de la neige et 48% d’entre eux ont souffert d’une blessure modérée à grave soit une fracture ou une dislocation. Une autre étude a démontré que ces accidents coûtaient plus chers en frais médicaux et en perte de productivité pour cause de congés maladie que l’entretien des routes en hiver. Caroline raconte les effort de K, une vile suédoise qui souhaite mettre en place une campagne de déneigement plus favorable pour les femmes en priorisant les trottoirs. Malheureusement, les résultas escomptés n’ont pas été obtenus et le parti conservateur en a fait leur chou gras pour conclure que ça ne servait à rien de suivre une politique déneigement pro femmes. Seulement dans une autre ville, les efforts produits pour maintenir les trottoirs accessibles en hiver ont été un vif succès réduisant sensiblement le nombre d’accidents. Finalement, le problème est que la politique menée par la première ville n’avait été efficace pour personne ni les piétons ni les conducteurs. Inés Sánchez de Madariaga, une professeure en urbanisme à l’Université technique de Madrid explique qu’il y a un problème dans la planification des réseaux de transport. La commission des Nations Unis sur le statut des femmes a mis en lumière la prédominance masculine dans la planification des transports et son incapacité à répondre aux besoins de femmes. Un rapport de l’UE de 2014 sur la satisfaction des Européens à l’égard des transports urbains décrit les modes de déplacement des hommes comme standard alors même qu’il dénonce l’incapacité des systèmes de transports publics européens à desservir adéquatement les femmes.Pendant ce temps, en 2014, 70% des conseils avaient réduit le financement des bus (le moyen de transport le plus féminisé) avec une réduction de 19 millions de PIB rien qu’en 2013, et les prix des bus augmentaient chaque année. Un rapport de la Banque mondiale de 2007 a révélé que 73% du financement des transports de la Banque mondiale est destiné aux routes et aux autoroutes, la plupart étant rurales ou reliant les villes. L’écart entre les sexes dans les données sur les déplacements se poursuit avec l’omission intentionnelle dans de nombreuses enquêtes sur les transports de trajets plus courts pour les piétons et autres «non motorisés». Ces voyages, dit Sanchez de Madariaga, ne sont pas considérés comme pertinents pour l’élaboration des politiques d’infrastructure. Étant donné que les femmes marchent généralement plus loin et plus longtemps que les hommes. L’hypothèse selon laquelle les trajets à pied plus courts ne sont pas pertinents pour la politique d’infrastructure est loin de supposer que les femmes ne sont pas pertinentes pour la politique d’infrastructure.

Chapitre 2: Des toilettes unisexes

Il y a une tendance à blâmer les femmes plutôt que les modèles masculins. Mais le design à préjugé masculin est en fait exactement ce qu’il y a ici. À première vue, il peut sembler juste et équitable d’accorder aux toilettes publiques masculines et féminines la même surface au sol – et historiquement, c’est ainsi que cela a été fait. Cependant, si une toilette pour hommes a à la fois des cabines et des urinoires, le nombre de personnes qui peuvent se soulager à la fois est beaucoup plus élevé par pied carré ou par surface au sol dans la salle de bain pour hommes que dans la salle de bain pour femmes. Soudain, une surface au sol égale n’est pas si égale. Les femmes prennent jusqu’à 2,3 fois plus de temps que les hommes pour utiliser les toilettes. Les femmes constituent la majorité des personnes âgées et handicapées, deux groupes qui auront tendance à avoir besoin de plus de temps dans les toilettes. Les femmes sont également plus susceptibles d’être accompagnées d’enfants, ainsi que de personnes handicapées et âgées. Ensuite, il y a les 20 à 25% de femmes en âge de procréer qui peuvent avoir leurs règles à tout moment et qui doivent donc changer de tampon ou de serviette hygiénique. Dans tous les cas, les femmes peuvent également avoir besoin de plus de visites aux toilettes que les hommes: la grossesse réduit considérablement la capacité de la vessie et les femmes sont huit fois plus susceptibles de souffrir d’infections des voies urinaires que les hommes, ce qui augmente encore la fréquence à laquelle une visite aux toilettes est nécessaire. En Afghanistan, les policières se rendent aux toilettes par paires, en raison de leurs vestiaires et de leurs toilettes. L’absence de toilettes sûres empêche en fait souvent les femmes de rejoindre les forces, ce qui à son tour a eu un impact significatif sur la manière dont la police réagit aux crimes contre les femmes et les filles. Une enquête de 2015 a révélé que 12,5% des femmes des bidonvilles de Bombay défèquent en plein air la nuit: elles préfèrent prendre ce risque à marcher 58 mètres, la distance moyenne entre les toilettes de la communauté et leur domicile. Mais déféquer à l’air libre n’est pas vraiment plus sûr pour les femmes: il existe un réel danger d’agression sexuelle de la part d’hommes qui se cachent à proximité et sur les routes vers des zones connues pour être utilisées par les femmes lorsqu’elles ont besoin de se soulager. Les femmes contractent des infections de la vessie et des voies urinaires en retenant leur urine; d’autres souffrent de déshydratation ou de constipation chronique. Les femmes qui défèquent à l’extérieur sont exposées à une gamme d’infections et de maladies, notamment les maladies inflammatoires pelviennes, les vers, l’hépatite, la diarrhée, le choléra, la polio et les maladies d’origine hydrique.

Mon avis

Ce livre est passionnant. Franchement, il devrait faire partie de la liste des bouquins à lire au lycée car il est d’utilité publique! Il m’a ouvert les yeux sur tellement de choses qui m’impactent au quotidien sans que je m’en rende compte. Je ne sais pas combien de queues pour aller aux toilettes, j’ai fait sans m’insurger! J’ai eu la rage en lisant. Le livre est un exposé très complet sur les conséquences de l’absence or de l’ignorance de données genrées que ce soit dans la ville, dans la qualité des soins reçus, dans le monde du travail, dans la tech. Je peux comprendre que dans les années 50, la priorité soit donnée aux besoins des hommes. Mais depuis, les femmes sont devenus des actrices importantes, essentielles dans la production de richesses mondiales et pourtant peu d’efforts ont été réalisés pour répondre à nos besoins au quotidien. La partie la plus effrayantes est celle sur la santé. L’autrice nous explique comment le manque de connaissance et d’études sur l’anatomie féminine à des conséquences sur l’efficacité des traitements médicaux sur les femmes.

Je me suis reconnue dans les difficultés que peuvent rencontrer les femmes travaillant dans la tech. J’ai démarré dans cette start-up au service client mais on a vite demandé de faire assistante de direction. Il a été attendu de moi que j’accueille les clients en faisant les cafés, en préparent les sandwichs, que je gère les livraisons et les colis… en plus de répondre aux questions des clients et de résoudre leur problème avec le logiciel. Une fois que je suis passée Chef de projet, il était toujours attendu que je fasse certains de ces tâches bien qu’un nouvel élément plus junior avait rejoint l’équipe. Il a fallu beaucoup de temps avant que je puisses en remettre la responsabilité à ce jeune homme… J’ai eu aussi droit aux remarques sur le fait que je n’étais pas assez avenantes et souriantes au bureau… Et donc, je rajoute à cela qu’en tant que femme, que personne noire et bien je ne suis pas du tout à l’aise à dire non ou à faire une plainte de peur d’avoir une image de femme noire en colère. J’ai absorbé pas mal de couleuvres pour m’intégrer dans cette entreprise.

Ce livre m’a vraiment marqué. En ce moment, je cherche un nouvel appartement. Je me rends compte au fur et à mesure des visites à quel point certains propriétaire n’ont pas pas pensé les salles de bain pour des femmes. Parfois, il n’y a même pas d’étagères pour poser ses cosmétiques, le miroir est au dessus des toilettes pas au dessus du lavabo. Il y a très peu d’espace. Autant te dire que je passe ma route dans ces cas là!

« Invisible women : Exposing data bias in a world designed for men » de Caroline Criado Perez

Passe une bonne semaine!

Publié par

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